Solutions de chauffage : vers la fin du fossile ?

Se chauffer en France est devenu un véritable enjeu de santé publique. En effet, beaucoup de concitoyens éprouvent de réelles difficultés à s’acquitter de leur facture de chauffage annuelle (1683 euros en moyenne en 2017).

4 grandes énergies se taillent la part du lion : le fioul, l’électricité, le gaz et le bois. En fonction du logement et du mode de vie, les alternatives choisies pourront modifier considérablement les dépenses engrangées.

Les énergies fossiles

Le fioul

C’est une énergie en perte de vitesse pour deux raisons. D’abord, parce qu’elle est indexée sur le prix du pétrole, donc particulièrement fluctuante avec une tendance à la hausse. À ce jour, on relève un taux de 9,15 cts/kWh. Ensuite, parce qu’elle a besoin d’être stockée dans une cuve plutôt encombrante.

Le gaz

Contrairement au mazout, il ne nécessite aucun stockage. Il faudra seulement vous assurer que votre habitation soit bien raccordée. C’est l’une des ressources les plus compétitives du marché avec ses 6,86 centimes par kWh. Il est dépendant des exportations donc soumis à quelques petites hausses. Si vous voulez mieux maîtriser votre consommation, orientez-vous vers les modèles de condensation. On retrouve :

L’électricité

C’est le moyen plébiscité par 38 % des Français. Parmi les moyens utilisés, on retrouve :

  • Le convecteur érnergivore à bannir.
  • Le panneau radiant (infrarouge).
  • La cheminée électrique !
  • Le radiateur à inertie sèche (fonte ou céramique) ou fluide (eau glycolée ou huile) plus rayonnant et donc plus efficace.

À dire vrai, ces systèmes ne sont pas toujours très esthétiques dans une pièce. C’est pourquoi, les cheminées électriques ont fait leur arrivée en grandes pompes. Elles combinent les avantages du chauffage électrique avec le design chaleureux d’un feu de bois. Ce sont des radiateurs réalistes qui imitent à la perfection les flammes d’une combustion. Adieu, la corvée de bois et de ramonage. Bonjour, l’atmosphère cocooning et invitante d’un feu de cheminée.

Le bois

C’est sans conteste le moyen le plus rentable de se chauffer, même si l’entretien se chiffre entre 200 et 300 euros par an.

Il s’alimente avec des bûches, des plaquettes ou des granulés. Réflechissez donc, au préalable, à la matière première que vous allez utiliser. Vous vous assurerez ainsi du stockage et du coût du transport.

La pompe à chaleur

C’est ce que vous retrouverez majoritairement dans le neuf. C’est une énergie non-polluante et inépuisable. Selon votre zone géographie, elle s’appuie sur l’air ou le sol pour restituer de la chaleur en hiver et de la fraîcheur en été. Le modèle hybride, alliant pompe à chaleur et fioul/gaz, est encore plus performant et moins coûteux.

Enfin, si vous voulez garder la mainmise sur votre facture, sachez qu’il existe des applications dédiées qui vous renseigneront en temps réel sur votre consommation. De plus, vous avez la possibilité de faire jouer la concurrence en procédant à des abonnements groupés.

Le chauffage Solaire

Il existe de nombreuses solutions de chauffage solaire (panneaux soufflants, fluide qui circule etc.), leur principal inconvénient est bien entendu qu’elles ne fonctionnent que la journée. Elles permettent cependant d’économiser de l’énergie fossible de manière considérable. Cependant lors du coucher du soleil, le temps qu’une chaudière traditionnelle redémarre et reprenne son inertie, il peut faire un peu frisquet dans le logement pendant 1 à 2h le temps de la transition énergétique si le logement est mal isolé. La solution est donc un thermosat programmable qui permet d’anticiper le coucher du soleil et de forcer l’allumage chaudière juste avant le crépuscule.

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